• Accueil
  • > Danse
  • > Emio Greco / Pieter C. Scholten [Purgatorio] IN VISIONE et POPOPERA par Angélique Lagarde

Emio Greco / Pieter C. Scholten [Purgatorio] IN VISIONE et POPOPERA par Angélique Lagarde

Posté par angelique lagarde le 17 décembre 2008

purgatorioinvisioneemiogrecopietercscholtenjeanpierremaurin2.png   purgatoriopopoperaemiogrecopetercscholtenigormendizabal4.png                                                                            [Purgatorio] IN VISIONE © Jean-Pierre Maurin  [Purgatorio] POPOPERA © Igor Mendizabal

Emio Greco / Pieter C. Scholten
[Purgatorio]
Premier programme In visione du 9 au 13 décembre
Deuxième programme Popopera du 16 au 19 décembre
Au Théâtre de la Ville


Deux chemins vers les cieux

Emio Greco et le metteur en scène Pieter C.Schoten poursuivent leur expérimentation scénique de La Divine Comédie de Dante, tétralogie entamée avec Hell (Enfer) en 2006. Ils ont fait le choix pour cette seconde fresque (Purgatorio) d’aborder, le principe de purification sous deux formes différentes: un solo et une chorégraphie de groupe.


In visione - De Dante à Marceau, le Faune traverse les limbes
Solo d’Emio Greco accompagné par l’orchestre National de Rouen
Chant : Stéphanie True

Le chorégraphe rencontre Pieter C. Scholten en 1995 et ils fondent ensemble la compagnie Emio Greco/PC l’année suivante. De cette collaboration naissent diverses créations où s’entremêlent danse déstructurée et scénographie contemporaine. In Visione ouvre donc le second volet de leur œuvre librement inspirée de La Divine Comédie de Dante.

Accompagné par l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, Emio Greco se meut entre des sphères métalliques puis accélère la cadence de cercle lumineux en cercle lumineux, symboles des péchés que nous découvrirons en détail dans la seconde partie. Ici la référence au Purgatoire fait véritablement partie intégrante de la danse et du costume de l’interprète , qui nous apparaît en tenue d’aliéné faite d’une sorte de toile de jute ajourée. Il est guidé par la voix de Stéphanie True qui en parfaite harmonie avec l’orchestre, interprète divinement puisque le mot prend ici tout son sens, La Passion selon Saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach.

Le corps extrêmement musculeux de l’interprète n’est pas sans rappeler celui de Vaslav Nijinski et l’on notera à ce propos un bref clin d’œil dans la reprise d’un petit morceau de la partition chorégraphique du Faune avant qu’il n’enfile son nez de clown et rejoigne la sphère du mime. Entre force, tension et nombre de références bibliques, telle la récurrence du chant du coq, la dérision se glisse et apporte le souffle nécessaire pour sortir indemne du Purgatoire et se joindre à lui pour demander au Maître : « Maestro, la musica per favore » !

Popopera – L’atmosphère s’électrise
Danseurs : Ty Boomershine, Victor Callens, Vincent Colomes, Emio Greco, Nicolas Monaco, Maria Sinnaeve et Suzan Tunca
Chant : Michaela Reiner

Le second volet de ce Purgatorio s’articule autour de la création musicale de Michael Gordon et de la mystification de l’instrument de musique, ici la guitare électrique. Le compositeur est associé au courant de la musique classique post minimaliste, il allie aux sonorités classiques des arrangements issus de la veine Rock et des technologies de la Pop Musique. La guitare est ici employée non seulement comme instrument mais comme prolongement du corps du danseur.

La scénographie est composée de ballons flottants et d’une sphère vidéo projetant des hologrammes de corps animés et le rappel des sept pêchés auxquels Dante fut confronté, liés ici au jour de la semaine du dimanche au samedi. Tour à tour apparaissent donc luxure, gloutonnerie, avarice, paresse, colère, envie et orgueil. Si les images et les mots sont plus présents que dans le premier programme, la danse bien qu’extraordinairement énergique et homogène, semble plus porter l’accent sur l’état lié à chaque pêché qu’à l’ascension elle-même.

Les sept danseurs sont néanmoins comme des marionnettes dont les ficelles seraient les cordes vocales de Michaela Reiner, qui les mènera jusqu’au Paradis où ils trouveront enfin le repos puisque comme le dit le morceau final, In Heaven everything is fine (chanson écrite par Peter Ivers, interprétée par Laurel Near pour le film de David Lynch, Labyrinth man (Eraserhead), superposée à la version du groupe The Pixies).

Angélique Lagarde

Théâtre de la Ville

2, place du Châtelet
75004 Paris
Réservations : 01 42 74  22 77
Site : www.theatredelaville-paris.com

En lien :
Ouverture au public de la séance de fin de Masterclass donnée par
Emio Greco, Pieter C.Scholten et Bertha Bermudèz Pascual
Le vendredi 19 décembre à 15h
A l’Atelier de Paris – Carolyn Carlson,
Cartoucherie (Paris 12)
Réservation obligatoire : 01 417 417 07

Une Réponse à “Emio Greco / Pieter C. Scholten [Purgatorio] IN VISIONE et POPOPERA par Angélique Lagarde”

  1. Emmanuelle dit :

    Tout s’éclaire enfin!

 

ndiheferdinand |
sassouna.unblog.fr/ |
pferd |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Konoron'kwah
| Montségur 09
| INTERVIEWS DE STARS