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Chat en poche De Feydeau – Mise en scène de Pierre Laville – Au Théâtre Saint-Georges jusqu’au 17 mai -Nominé aux Molières 2009 par Marie-Laure Atinault

Posté par angelique lagarde le 26 avril 2009

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Arthur Jugnot – Chat en Poche © Lot

Arthur Jugnot est nominé pour le Molière du comédien dans un second rôle.

Chat en poche
De Feydeau
Mise en scène  de Pierre Laville

Avec Valérie Mairesse, Jean Benguigui, Artur Jugnot, Jean-Marie Galey, David Macquart, Julie Wingens, David Talbot et Marianne Giraud.
Au Théâtre Saint-Georges jusqu’au 17 mai

Feydeau + Mairesse + Benguigui + Jugnot = la recette du rire.

Bien avant d’avoir une Puce à l’oreille, le fringant Georges Feydeau avait écrit une comédie, Chat en poche, faisant sienne une expression populaire signifiant que l’on achète sans avoir pu voir la marchandise. Il a 26 ans lorsqu’il trousse un vaudeville qui mêle habilement le comique de situation et des répliques frisant l’absurde.

Toutes les bases de son théâtre sont présentes, un enchainement diabolique de quiproquo, des personnages qui portent haut et fort leur bêtise ou leur fatuité. N’est-il pas merveilleux d’entendre monsieur Pacarel s’extasier devant l’opéra que sa fille a écrit « après Gounod ». Le bonhomme n’hésite pas à engager un grand ténor pour interpréter l’œuvre de sa progéniture. On dit que l’amour est aveugle mais en l’occurrence l’amour paternel de Pacarel atteint des sommets de stupidité. !  Dans toute comédie il y a une part de philosophie et d’apprentissage ce qui donne lieu à des scènes de connivence comiques ainsi les amoureux ont un comportement bien singulier, et vous comprendrez toute la difficulté de respecter à la lettre certains préceptes, tel que tourner sept fois sa langue dans sa bouche ou de battre la mesure ! On retiendra également la discrétion assurée pour signifier à son amant l’heure du rendez vous. N’oubliez pas de vous munir d’un bâton de craie, on est si vite démuni.

Pierre Laville a basé toute sa mise en scène sur le talent des comédiens et mis à part un changement d’époque pour les costumes, les années 20, il a laissé à Feydeau le soin de tout faire, ce qui est le meilleur des partis. Ce théâtre ne supportant ni  la médiocrité ni  l’à peu prés, il faut des comédiens qui fassent confiance au texte et qui jouent la même partition. Tous les comédiens sont à l’unisson de Valérie Mairesse en grande amoureuse, à Jean Benguigui, parfait petit bourgeois aux prétentions ridicules, face à lui un impeccable Jean-Marie Galey. Ils méritent tous  une mention spéciale du plus petit rôle tenu par David Macquart ou David Talbot à Arthur Jugnot. Ce dernier est impayable en ténor malgré lui. Il construit sa carrière rôle par rôle, sans brûler les étapes et semble avoir trouver ici le déclencheur qui va permettre que l’on pense à lui sans arrière pensée. De surcroit, il est absolument charmant en jeune provincial englué dans des quiproquos qui le dépassent et par une aventure avec une femme mariée qui se fait des illusions. Ah ne lui parlez pas de la colonne Vendôme !

Marie- Laure Atinault

Théâtre Saint-Georges
51, rue Saint-Georges
75009  Paris
Site : http://www.theatre-saint-georges.com/

 

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