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Festival Migractions au Théâtre de l’Opprimé à Paris par Irène Sadowska Guillon

Posté par angelique lagarde le 5 mai 2010

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Festival Migractions
3ème édition du 1er au 22 mai 2010
Au Théâtre de l’Opprimé à Paris

La force de l’art pour abolir les frontières

Transgression des frontières tous azimuts, diversité et métissages artistiques, ethniques et culturels, définissent à la fois la démarche éminemment politique du Théâtre de l’Opprimé à Paris et de son festival « Migractions » rassemblant des spectacles de théâtre, de danse, musique, théâtre en forum, exposition, films et tables rondes.

Sa programmation multiculturelle est articulée autour des thèmes des migrations, de l’exil, de la notion de frontière, des diverses formes d’emprisonnement, de la maltraitance de l’enfance, des droits et de la résistance des femmes, de l’identité nationale et de la liberté des artistes confrontés à la censure, à l’oppression, à l’emprisonnement voire à la torture.

Au programme, onze spectacles de théâtre, créations d’artistes et de compagnies venus d’Angleterre, de Russie, d’Italie, d’Iran, d’Afrique. Ainsi Requiem pour l’Union soviétique de Tatiana Karmanova est une désopilante comédie burlesque sur l’émigration vers l’Ouest, la désillusion et les déboires des immigrés confrontés à l’administration du pays d’accueil. Exil / Exit de la compagnie Bulles de zinc, mis en scène par Fargass Assande, raconte des histoires ordinaires d’allers et retours entre la France et l’Afrique, des départs sans arrivées, des retours sans allers, des histoires de frontières, de papiers et de droits de circuler. Il fuoco di Hanifa de Francesco Zarzona et de Sylvia Resta (Italie) associant le théâtre et la danse, met en scène des histoires croisées entre Iran, Afghanistan, Palestine et Tchétchénie, de personnes qui luttent pour leur droit de penser librement.

The Moonshot tape aborde la thématique de l’enfance dans la mise en scène de Jordan Beswick. Voix de femmes / voix du sang, d’après les textes de trois dramaturges iraniens, par la compagnie Utopia, mis en scène par Tinouche Mazmjou, fait entendre les paroles des femmes qui, au prix de leur vie, ont résisté à l’oppression tout au long du XXème siècle jusqu’à nos jours, notamment de femmes exécutées dans les rues de Téhéran en été 2009. Le projet concret de la compagnie Le bouc sur le toit, autoproclamée « Cellule culturelle du Ministère de l’Identité Nationale » est à la fois une critique et une réflexion pleine d’humour sur cette identité qu’on institue en Ministère. Enfin, la thématique des enfants abusés, violés et des détenus, est soulevée dans deux spectacles italiens No kissing et Princese mis en scène par Donatella Massimilla d’après les carnets de bord de travail théâtral dans les prisons italiennes et européennes.

Les théâtres en forum, spectacles suivis de débats, organisés en collaboration avec Altermonde et Sidaction, s’articulent sur les divers aspects de la notion des frontières, le VIH, l’emploi et la question des adultes démissionnaires ou démissionnés. Une table ronde interrogera également le traitement des migrations dans les médias. À affiche également des créations chorégraphiques sur les thèmes des frontières, de la différence, de la singularité et de la complémentarité.

Une mosaïque de musiques du monde accompagnera tout le festival : jazz à travers diverses générations et cultures puis musiques et voix du continent noir et du Cap-Vert, de l’Amérique latine et d’Iran. Une soirée spéciale autour de l’Iran fera découvrir à travers un spectacle de théâtre, la musique, le cinéma, la rencontre avec le réalisateur Ali Razi et la dégustation de spécialités, les divers aspects de la culture iranienne.

Enfin du 1er au 22 mai, dans le foyer du théâtre, nous découvrirons le tragique aller et retour de la famille de la marionnettiste et plasticienne Estelle Rosenfeld, émigrée en France au début du XXème siècle de Pologne et déportée en 1942 à Auschwitz, au travers d’une exposition multimédia, Puppets and Dolls.

« Migractions » est un festival nécessaire qui restitue aux arts leur fonction éthique, civique et politique.

Irène Sadowska Guillon

Théâtre de l’Opprimé
78, rue du Charolais
75012 Paris
Renseignements et réservations au 01 43 40 44 44
Programmation sur le site www.migractions.com

Lire l’article d’Irène Sadowska Guillon sur Parfums de plaisir et mort programmé dans le cadre du festival 

 

 

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