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Rencontre avec les musiciens du Warm Up Show Festival par Bilguissa Diallo

Posté par angelique lagarde le 29 mai 2013

Rencontre avec les musiciens du Warm Up Show Festival par Bilguissa Diallo dans Concerts emmanuel-djob-emma-freget-300x191

Emmanuel Djob © Emma Freget

Warm up Show Festival
Programmation par Hilaire Penda
Organisé par l’association Rares Talents
Du 24 mai au 1er juin à Montreuil

A venir :
Mercredi 29 mai, Spectacle Gospel au café La Pêche
Vendredi 31 mai, soirée Warm Up Effervescence, au Théâtre Berthelot
Samedi 1er juin, soirée Warm Up Apothéose, au Théâtre Berthelot

Warm up Show Festival, la musique en partage

Pour la seconde année consécutive, la ville de Montreuil, et en particulier quatre établissements, accueillent le Warm Up Show Festival. Pendant une semaine, des musiciens professionnels et amateurs partagent les scènes, permettant au public de savourer des mélopées venues de toute la planète. Si l’Afrique sub-saharienne est très présente, de par le directeur artistique et certains de ses prestigieux invités, le reste du monde ne manque pas à l’appel, par l’intermédiaire de nombreux musiciens aux influences métissées, cosmopolites. Il y en a pour tous les goûts : Gnawa, gospel, afro-beat, rythmes tziganes ou mandingues. Les festivités ont certes démarré le week-end précédent, mais il est encore temps d’aller profiter dès à présent de l’opportunité unique d’entendre des artistes qui n’hésitent pas à tendre la main aux amateurs. Ils donnent ainsi à voir que la musique est d’abord une affaire d’échange et émotions, avant d’être une question de technicité. Au programme de cette fin de semaine, le spectacle de gospel de ce mercredi soir, les concerts warm up effervescence de vendredi et l’apothéose de samedi. Et c’est d’ailleurs au cours d’une répétition du spectacle de gospel de mercredi soir que Kourandart a rencontré le directeur artistique du festival, ainsi que quelques uns de ses acolytes venus embarquer des néophytes montreuillois dans une aventure gospel qui donne le frisson.

EMMANUEL DJOB
(Il dirige l’atelier gospel qui donnera un spectacle mercredi 29 mai au café La Pêche)

Comment t’es venue cette passion pour le gospel ?

C’est venu de mon environnement familial au Cameroun. Je chantais d’abord dans la chorale de l’église que ma famille fréquentait. Puis j’ai fondé un groupe à Yaoundé (Bayembis International), qui est devenu assez célèbre parce que l’idée était de créer un gospel panafricain. J’ai poursuivi cette activité lorsque je me suis installé en France dans les années 90. Le groupe s’appelait Black and White Gospel Singers. Ce qui m’intéressait, c’était justement de me réapproprier encore le gospel, en gardant les bases afro-américaines et en y insérant des influences purement africaines ou européennes, une sorte de gospel métis en somme. Ca s’entendait d’autant plus que les membres du groupe venaient de partout. Ca a d’ailleurs créé des émules.

Et comment cette recherche a évoluée ?

L’évolution naturelle de mon travail donne ce que je fais aujourd’hui. Actuellement je me trouve dans une phase plus personnelle et ce depuis quatre ans. J’aborde une carrière solo et du coup, je m’ouvre à des influences plus afro-soul. Cela donne à mes textes une portée plus sociale combinée au côté âme présent habituellement dans cette musique. La part religieuse ne fait pas tout dans le gospel, parce qu’il y a des musiques religieuses qui touchent bien moins que celle-ci. L’aspect religieux n’est qu’une couleur finalement, mais pas l’élément fondamental. Pour moi, c’est de l’émotion à l’état brut et tellement de chose peuvent passer à travers cette musique. Elle touche à l’humain.

Et par quel biais vous retrouvez-vous en train de diriger cet atelier gospel ?

J’ai répondu à l’appel d’Hilaire, qui est un « grand frère » en musique. Cet événement, c’est aussi le plaisir de retrouver des musiciens hors-pair comme Magic Malik ou Conti Bilong. Par ailleurs, j’adhère totalement au projet de se retrouver autour du simple plaisir de jouer, et de partager avec ceux qui aiment la musique. Les participants au stage ne sont pas des interprètes parfaits, mais le mélange donne quelque chose de fort qu’on aura plaisir à montrer mercredi !

hilaire-penda-199x300 dans Festivals

HILAIRE PENDA :

Comment l’idée du Warm Up a-t-elle germée ?

J’étais musicien en Angleterre pendant huit ans, j’avais monté une structure qui s’appelait International Jam, j’accompagnais à l’époque Susheela Rahman, et après nos concerts, j’ai pris l’habitude de réunir les musiciens et de continuer à jouer, chez moi. On faisait des jam session qui nous permettaient de roder nos titres aussi et le résultat était génial, on se faisait plaisir. En rentrant à Paris, cette occasion de partager, de découvrir des talents m’a manqué. Bref j’ai voulu aller plus loin dans cette idée du bœuf, créer un pont entre les amateurs et les professionnels, le local et l’international. Là on en est à la deuxième édition

Comment se décide la programmation ?

De façon très naturelle, il s’agit souvent de personnes avec qui j’ai eu l’occasion de travailler. On avait pensé à Piers Faccini avec qui j’avais travaillé notamment et ça n’a pas pu se faire. J’ai connu Emmanuel Djob via Liz Mc Comb, nous nous apprécions et donc c’est un plaisir de collaborer. Le réseau est un moyen assez facile d’attirer des professionnels reconnus qu’on aurait pas eu vu la jeunesse du festival. Par ailleurs, avec l’association Rares Talents, nous découvrons de jeunes musiciens. Nous avons mis en place des événements tremplins mensuels à l’Alimentation Générale et au café de la Pêche, qui nous donnent l’occasion de trouver des petites perles. Nous privilégions également une diversité dans nos programmes, en terme de style musicaux.

Quelques temps forts du festival ?

Tous les événements sont uniques à leur manière, nous avons eu le plaisir de voir jouer le guitariste guinéen Moh Louyaté, d’assister à une projection d’un documentaire sur Neneh Cherry et d’écouter un jeune groupe de rock de Montreuil (les Pups), que j’ai découvert et suivi depuis qu’ils ont une dizaine d’années. Et pour les événements à venir, les concerts de vendredi et samedi au Théâtre Berthelot promettent d’être des moments intenses avec des artistes comme la chanteuse folk-soul Mariama (sierra –leonaise), Kristo Numpubi, une sorte de Brassens camerounais ou encore Aziz Sahmaoui, qui joue régulièrement au sein de l’orchestre national de Barbès… Sans oublier bien évidemment le spectacle de nos élèves de gospel, demain soir.

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ZOOM SUR MAGIC MALIK

D’étonnantes sonorités jaillissent de sa flute traversière, dont il joue depuis son enfance en Martinique, sur injonction de sa mère. Plus proche d’une voix ou d’un souffle pénétrant, les notes de l’artiste se mêlent harmonieusement aux voix de l’atelier gospel, ajoutant ainsi une présence aérienne, éthérée et si pleine d’âme, que le résultat global s’élève à un niveau inattendu. On comprend donc pourquoi Malik mérite son qualificatif de Magic, et multiplie les collaborations depuis une quinzaine d’années. Déjà douze albums à son actif, son prochain opus (Transdenied) est prévu en septembre et développera un style plutôt électro. On a par ailleurs hâte de la voir jouer à la maison de la radio le 1er juin !

Programme  sur le site www.rarestalents.com

Théâtre Berthelot
6 Rue Marcellin Berthelot, Montreuil
tel :01 41 72 10 35
métro : Croix de Chavaux
www.montreuil.fr

Café La Pêche
16 Rue Pépin, Montreuil
tel: 01 48 70 69 65
métro : Mairie de Montreuil
www.lapechecafe.com/

 

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