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Teatro a Corte – Rencontre avec Beppe Navello par Angélique Lagarde et Benoit Fortrye

Posté par angelique lagarde le 15 juillet 2013

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Yoann Bourgeois © Benoit Fortrye

Teatro a Corte
Du 5 au 21 juillet à Turin

La création contemporaine européenne sublimée dans les palais turinois

Pour sa treizième édition, le Festival Teatro a Corte poursuit sa volonté de lier une programmation internationale exigeante à la multiplicité des disciplines. Avec cette année une vitrine hollandaise et un focus sur le cirque contemporain, les propositions se déploient dans un espace qui les subliment. Les festivités ont débuté avec des oeuvres aussi riches que diverses, du  manifeste artistique du très attendu collectif circassien Ivan Mosjoukine à la magie du finlandais, Kalle Nio et du français, Yann Frish. Et bientôt, le dernier week-end achèvera cette exceptionnelle parenthèse italienne où le cirque, la danse et la marionnette se réunissent pour ne faire qu’une simple définition de l’art vivant. Pour notre fierté nationale, nous aurons le plaisir de retrouver notamment notre voltigeur Yoann Bourgeois et notre maître des illusions Luc Amoros. Nous avons également hâte de découvrir le travail plébiscité des anglais de 1927. Encore de très beaux moments qui s’annoncent ! Beppe Navello, directeur du Théâtre Astra de Turin et du Festival Teatro a Corte nous fait le plaisir de nous recevoir. Cet homme généreux nous confie comment il partage son amour de la scène en alliant le métissage culturel et la création contemporaine à l’histoire des somptueuses demeures de la famille de Savoie. 

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Beppe Navello © Benoit Fortrye

Kourandart :  Beppe Navello, vous êtes à la fois directeur du Théâtre Astra de Turin et du Festival Teatro a Corte, merci de nous recevoir…

Beppe Navello : Merci à vous d’être venus nous voir, il est très important d’élargir l’image du festival, de le faire connaître au-delà des frontières italiennes. La vocation du festival est de faire se rencontrer les artistes européens les plus éloignés et de mettre les centres de création en relation.

KA : Le festival est né en 2001 sous la première appellation de Teatro Europeo…

BN : Oui, puis il est devenu Teatro a Corte quand en 2007 nous avons proposé au Ministère d’installer dans les les demeures royales de Turin et du Piémont , ce festival qui mettait en contact les artistes européens représentatifs du métissage dans la création de formes les plus différentes.

KA : A l’origine, est-ce la ville de Turin qui est venue vous chercher ou vous qui avez proposé le projet ?

BN : C’est moi qui l’ai proposé à la Province de Turin, la plus petite des institutions locales. Elle nous a financés avec une petite subvention de 25 millions de lires de l’époque. Puis, évidemment, ça a évolué, la Région est venue nous soutenir et en 2007, le Ministère nous a octroyé une subvention très importante mais qui malheureusement a duré très peu… deux ans. L’époque des diminutions des subventions commençait et se poursuit jusqu’à aujourd’hui en 2012 !

KA : Comment les demeures royales ont-elles été sélectionnées et quelles sont celles qui accueillent le festival cette année ?

BN : L’idée qui a été séduit le Ministère était de mettre en confrontation les artistes contemporains avec les lieux, les paysages, les architectures de l’époque baroque parce que les demeures royales du Piémont remontent à cette époque. Ce sont aux 17ème et 18ème siècles que les Rois de Sardaigne qui étaient les souverains ont décidé de construire ces demeures merveilleuses à Turin pour affermir leur grandeur face au Roi de France et des puissances européennes de l’époque qui entouraient le petit état du Piémont. Et donc il y a un réseau d’une vingtaine de châteaux autour de Turin et même dans la ville de Turin ( Palais Royal, Palais Madame…). Ils ont construit ces demeures qui sont devenues à la moitié des années 1990, patrimoine mondial de l’Unesco. Donc, à l’époque, en 2007, quand on a présenté le projet au Ministère, venait d’être restaurée et ouverte au public la Venaria Reale, c’est à dire le plus grand et magnifique château, le Versailles turinois. Ça a été un événement, après une restaurations d’une quinzaine d’années et 700 millions d’euros investis. Le projet était donc de relier des propositions différentes dans l’univers des activités culturelles du spectacle vivant à ces lieux de prestiges. La volonté du festival est devenue d’inviter les artistes à se mettre en rapport avec les artistes du passé en se confrontant aux architectures des Palais, aux jardins, fontaines, escaliers…

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Cirko Vertigo © Benoit Fortrye

KA : Ce sont ce qu’on appelle des créations In Situ, c’est-à-dire que les compagnies viennent avec un projet et le crée pour le lieu ?

BN : Dans les années passées, les créations In Situ ont été la caractéristique et la majorité des créations du festival. Aujourd’hui, nous devons malheureusement prendre en compte la diminution des budgets pare que les créations In Situ sont de vraies productions et que chaque fois il faut inviter les artistes et parfois beaucoup beaucoup d’artistes ! Nous avons invité par exemple des compagnies d’acteurs, de danseurs, de musiciens comme Décor Sonore ou encore Eric Lecomte et sa compagnie 9-81, des artistes qui restaient sur place pendant des mois parfois pour les repérages, les répétitions, les installations. Et donc ça a diminué un peu ces dernières années mais c’est à l’origine véritablement la spécificité du festival.

KA : La fréquentation du public a-t-elle augmenté ?

BN : Oui, elle a augmenté donc évidemment c’est un signe d’appréciation de nos propositions. Et même les articles, les retours que nous avons eu de la presse italienne et même un peu française, ils sont vraiment très bons.

KA : Merci beaucoup, nous avons hâte de découvrir les artistes de ce dernier week-end !

Propos recueillis par Angélique Lagarde et Benoit Fortrye

Lire nos critiques des spectacles vus a Teatro a Corte en 2012

Teatro a Corte
Du 5 au 21 juillet à Turin
Site officiel du festival

 

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